EXPOSITION

ACTIONS ARTISTIQUES SUR LE THÈME DE L’EAU

ACTIONS ARTISTIQUES SUR LE THÈME DE L’EAU

Dès 1993, j’ai été mobilisée par la question de l’eau et celle de l’environnement. Cette année-là, j’ai réalisé un spectacle pictural dans le cadre du festival de musiques contemporaines « Aujourd’hui Musiques », fondé sur tous les aspects que revêt le son ‘o’, eau dans tous ses états, gouttes, orage, torrent, ainsi que toutes les occurrences du son ont été mises en images dans…

1- Spectacle sonore/visuel « FOULE-EAU-UP ». 1993
(Peintures, sons, textes, musiques étaient réunies sur scène pour une évocation visuelle et sonore de l’eau).
Cette première pièce a perduré au travers d’autres œuvres, convoquant la prise de conscience des publics par des propositions artistiques comme :
2- « CORAIL, EPISSURE, GARUM »- Collioure Musée d’Art Moderne ? 2007/2008
Autour du thème de la mer et du port de pêche de Collioure, os, coquillages, oiseau, lézard, pattes de poulet, palmier, au-dessus d’un cercle de gros sel, rappelant le garum, sauce à l’anchois que mangeaient les Romains.
3 – « INFILTRATIONS » (Montpellier 2007/8), artiste-invitée du Congrès mondial de l’eau)
Les œuvres réalisées, outre les expositions ont vu la construction d’un rond-point lumineux éphémère (représentant un arbre mort le jour, symbolisant la disparition de l’eau, et un arbre ruisselant et lumineux éclairé la nuit symbolisant l’abondance de l’eau), la coloration de cinq fontaines de Montpellier, en couleur turquoise intense, en rouge sang, cela en accord avec les collectivités locales. La sollicitation et l’information faite au public tenaient lieu de modérateur.
4 -« LIGNES D’EAU » (Sète 2012). Artiste-invitée du Forum mondial de l’eau )
L’idée était de confronter le consommateur ludique qui dispose de lieux non pollués (mais à quel prix?) à une prise de conscience des gestes nécessaires à la préservation de la qualité des eaux (en référence aux négligences su milieu environnant, etc.) De multiples dispositifs ont propagé une vision artistique critique des comportements
•-dock Richelieu : installation flottante de 100 bouées
•-pointe courte : installation de « bye-bye Robinson » : installation d’un radeau avec un arbre mort, une chilienne, un parasol, une bouée à la verticale, objets divers, le tout dans des couleurs artificielles qui ne correspondent pas à la réalité (insistance sur la dualité naturel/ artificiel et la disparition des petits paradis qualitatifs)
•-chapelle de la rue Haute : Peintures sur buvard (grand format), dessins, objets (têtes de lapin, fragments d’espadon, os de poulet, etc.), installations d’aquariums dégradés, pièces en tension.
•-salle Georges Brassens où avaient lieu les communications scientifiques et politiques
•-exposition au CRAC (Centre Régional d’Art Contemporain) :
-250 bouteilles d’eau en plastique (utilisées pour les 2 pièces accueillies par le C.R.A.C)
Ces lieux d’expositions ont pris en compte la diversité des milieux aquatiques et terrestres (fontaines publiques, canaux, mer, bâtis…) et un faire-savoir aux publics.

5- « BACULUM PLASTIK », musée archéologique de Belesta (2023) :
Regard sur l’idée archéologique. Les « fouilles » permettent de découvrir des objets sédimentés dans leur milieu. Les os en terre, les objets en mer. … L’océan a ses propres sédiments, flottants. Les fonds marins faits de remous, de hauteurs d’eau s’ossifient de plastiques depuis trop longtemps. Nos archéologies contemporaines sont des déchets plastiques, stratifiés et compactés dans l’eau en îles souveraines. Nous balançons nos déchets pour une éternité aquatique mais ne supportons plus nos propres os, on les brûle. Puis souvent on les soupoudre sur l’eau de mer.…
6– « ÇA COULE DE SOURCE », Casa Restany, Amélie les Bains, 2023-
La thématique de l’eau traverse l’exposition à différents niveaux symboliques, celle des thermes qui ont fait l’histoire d’Amélie. Les mosaïques sont ici occasion de travailler le morcellement sur de la pâte a papier en référence aux portraits du Fayoum. Parallèlement, j’utilise des bâches à bulles de piscine qui font référence à nos habitudes insouciantes, d’autre part pointer l’artificiel, le toc, le trop, tous émetteurs de déchets, de rebuts, qui à terme, quelle que soit l’échelle, individuelle ou industrielle, finissent dans l’océan. J’utilise aussi bien le plastique que des objets recyclés, détournés.
7- « AQUANDIS »- Médiathèque de Saint-Laurent de la Salanque –
Entourée par le paléontologue Laurent Londeix, qui lui a fait découvrir l’existence de particules marines, les radiolaires, et soutenue par François Sarano, océanographe, conseiller scientifique du commandant Cousteau, Francesca Caruana poursuit une pratique artistique liée à l’écriture de mythes, de narrations, qui associent une approche esthétique à une recherche scientifique sur la biodiversité sous-marine.